Saint Sylvestre, qui était-il ?

31 décembre 2018

Selon la tradition catholique, le romain Sylvestre né en 280 héberge un chrétien d’Antioche, Timothée, un ardent défenseur de la foi chrétienne qui meurt martyr. Alors que le préfet romain menace Sylvestre, à son tour, pour avoir caché la dépouille de Timothée, il lui aurait répondu : «  Insensé, c’est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu  ». Le dignitaire romain, frappé du courroux céleste, serait mort dans la nuit, étouffé par une arête de poisson.

Sylvestre est ordonné prêtre par le pape Saint Marcellin.

En 314, il devient le 33e pape de l’Église. À cette époque, règne Constantin.

La célèbre Légende dorée de Jacques de Voragine, une vie des saints écrite au XIIIe siècle, lui fait l’éloge d’avoir converti l’empereur au christianisme en le guérissant de la lèpre par le baptême. Le dominicain Jacques de Voragine raconte aussi que Sylvestre aurait aussi dompté un dragon en lui soufflant à l’oreille «  les paroles du Saint-Esprit  ». Il meurt le 31 décembre 335.

Le pape du concile de Nicée

Sylvestre Ier tient les rênes de l’Église au moment d’une époque charnière du christianisme. En 313, Constantin Ier avait promulgué l’édit de Milan qui tolérait le christianisme. Sous le pontificat de Sylvestre se tient le concile de Nicée, qui réunit à la demande de l’empereur, en 325, les évêques d’Orient et d’Occident. Les canons qui y sont adoptés décrètent notamment que l’arianisme est une hérésie. La doctrine établissait que le Christ, puisqu’il était créé après le Père, ne pouvait avoir une nature similaire à celui-ci. Et lui était donc inférieur.

Pontife effacé ou fatigué, Sylvestre laisse le soin à Constantin de se rendre au concile à sa place et d’affermir le canon chrétien.